Gabrielle Lomba, l'art d'être libre

Publié le 31 juillet 2026 à 05:08

Portrait — Lèt ak Sitwon

Il y a des femmes qu'on essaie d'enfermer dans une étiquette, et qui répondent par une carrière entière. Gabrielle Lomba est de celles-là. Autrice, entrepreneure, créatrice de contenus, elle a multiplié les rôles sans jamais s'y dissocier — parce qu'au fond, aucun de ces mots ne la définit vraiment. « Je me définirais avant tout comme une passeuse de connaissances », dit-elle, avec la clarté de ceux qui savent exactement où ils vont. Observer les comportements humains, décrypter les mécanismes psychologiques, les rendre accessibles à tous : voilà, en une phrase, tout son projet de vie.

Le besoin de créer

Rien, chez elle, ne relève du hasard. Si Gabrielle Lomba s'est lancée en entrepreneuriat, c'est parce qu'elle a toujours portée en elle « un besoin de créer et d'être libre ». L'entreprise n'a jamais été, pour elle, une question de statut ou de réussite sociale — c'est un espace où donner corps à ses idées, un terrain où bâtir des projets qui lui ressemblent tout en produisant un impact réel sur les autres.

Cette même exigence a présidé à sa vocation d'écrivaine. Enfant nourrie de lecture, façonnée par les livres qui ont accompagné sa croissance, elle raconte que l'écriture s'est imposée comme une évidence, presque une dette à rembourser : « c'était à mon tour de transmettre des histoires, des réflexions et des outils qui peuvent aider les autres à avancer. »

Dire ses blessures sans se justifier

La liberté de parole qui caractérise Gabrielle Lomba ne s'est pas construite sans hésitation. Parler de ses échecs, de ses blessures, de certaines expériences intimes n'a rien eu d'immédiat. Il lui a fallu du recul, du temps, une forme de maturité conquise pas à pas. Mais une règle demeure, intangible : « si j'en parle, ce n'est jamais pour régler des comptes, mais pour transmettre un enseignement. » Une distinction qui dit tout de sa posture — la sincérité sans l'exposition, la transparence sans l'impudeur. Ce qui relève de l'intimité de ses proches, elle le protège avec la même fermeté qu'elle met à partager le reste. « La transparence ne signifie pas tout montrer », résume-t-elle.

Susciter la réflexion plutôt que l'unanimité

Cette liberté à un prix, elle ne le cache pas. Le soutien a été au rendez-vous, massif parfois — mais les critiques aussi, et elle refuse de les balayer d'un revers de main. Les encouragements lui donnent de l'énergie ; les critiques l'obligent à affiner sa pensée. Les deux, dit-elle, ont participé à la construction. Et si elle devait reprendre aujourd'hui sa ligne de conduite, ce serait celle-ci : préférer susciter la réflexion à chercher l'unanimité — un choix rare, dans une époque qui récompense plutôt le consensus mou ou la polémique facile.

Face à la diversité de ses rôles, elle avoue une méthode simple pour ne jamais se perdre : rester alignée avec ses valeurs. Avant chaque projet, une double question revient, presque rituelle — est-ce que cela a du sens ? Est-ce que cela apporte quelque chose aux autres ? C'est cet alignement, plus que toute stratégie de carrière, qui lui permet de garder le cap.

Une voix, pas une perfection

De son parcours, Gabrielle Lomba n'attend pas qu'on retienne des trophées ou des titres, mais une conviction : que les épreuves peuvent devenir une force, et que personne n'est condamnée à rester la personne qu'il était hier. Elle espère surtout donner envie — d'apprendre, de réfléchir, d'oser entreprendre.

Et à toutes les femmes qui hésitent encore à s'exprimer librement, elle laisse un message qui a la simplicité des vérités essentielles : « N'attendez pas d'être parfait pour prendre la parole. Votre voix à la valeur parce qu'elle est unique. » Il y aura toujours des voix discordantes, ajoute-t-elle — mais une parole sincère, respectueuse et utile finit toujours par trouver son public.

Lèt ak Sitwon

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Commentaires

Aurore
il y a 12 jours

Il en faut plus comme elle très inspirante.